Retail-Park 29/12/2018

COMMUNIQUE @CHD
Retail Park
29/12/2018

Cette fin d'année 2018 sera donc porteuse d'au moins une bonne nouvelle pour le commerce de Centre-ville et pour l'environnement : le "retoquag"e par la commission nationale du projet de RetailPark voulu par Mrs Vayssouze et Marre. Paris a semble-t-il plus de recul que la commission départementale peut-être trop exposée aux pressions locales.

Les mêmes élus qui désespèrent de voir les territoires mourir ou en grand danger avaient signé avec enthousiasme ce projet destructeur, voulant faire croire que centres commerciaux et commerces de proximité avaient des intérêts non pas opposés mais complémentaires. Que nenni ! La commission nationale ne s'y est pas trompée : outre le fait de fragiliser encore d'avantage le centre-ville, ce projet-vampire posait également de manière critique la question de la bétonisation des terres et ses conséquences directes sur le climat. (État et Association environnementale -GADEL- avaient d'ailleurs rendu un avis défavorable sur ce dossier).
@CHD avait également dénoncé avec force ce projet à l'heure où la puissance publique devrait au contraire encourager les circuits courts et la transition écologique. Merci donc à la commission nationale de remettre Cahors et le Grand-Cahors dans le bon sens de l'histoire : comprendre que le porte monnaie des gens ne grossit pas en même temps que l'offre s'élargit, que la proximité fait vivre le tissu local et que nous n'avons qu'une seule planète !

@CHD

D15: eau

D15 : Pas de vote INTERVENTION : 1% d’abonnés en plus entre 2016 et 2017 et -8% d’eau prélevée, ce qui est très positif. Ce phénomène est probablement dû à l’augmentation constante du prix de l’eau, qui était de 1,58€ en 2099 à 1,83€ en 2016 (source : site de l’observatoire national des services d’eau et d’assainissement) pour passer à 1,844€ en 2018 (+14%).
Comparatif Eau+assainissement : Auch (4,16€) et Agen (4,68€) sont en dessous (Cahors 5,41€)

Décisions du Maire

Décisions du maire 2018-265, 266, 281, 282 et 283. Une observation : 39 624€ (34 546€ dans la DM n°1 budget annexe de l’eau, différentiel entre la dépense prévue et celle facturée), c’est le coût du dernier épisode d’interdiction de la consommation d’eau à Cahors. Comme le problème est désormais régulier, à raison de deux épisodes par an, ce sont près de 420 000€ qui pourraient être engloutis dans les 6 ans qui nous séparent de la mise en service de l’unité de traitement d’eau potable (35 000 X2 X6 ans). La somme est considérable.

D25 ; vote CONTRE

Voter Pour cette délibération reviendrait à admettre l’échec de la Ville dans cette négociation avec le Conseil départemental. Le dispositif passe de 4 à 2 ETP. Dans le même temps, le Département porte sa participation de 100 à 50% et cesse le financement des actions socio-éducatives. Il s’agit d’un désengagement clair de l’assemblée départementale dans le domaine de l’action sociale. Les éléments les plus intéressants se situeraient en annexe de cette convention, mais comme ils sont absents, je ne vois pas comment et pourquoi voter pour cette délibération…

D12 : Aménagements espaces publics autour du cinéma

D12 Aménagement espaces publics autour du cinéma : vote CONTRE. 
Ce volet vient encore alourdir la facture d’un projet dont nous dénoncions dès le début le montage financier. Passer cette enveloppe financière sur la ligne « rénovation de la voirie et des espaces publics » permettra juste de diminuer, en apparence, le coût global du projet. Voter pour cette délibération revient à valider par anticipation le plan de financement présenté lors d’une prochaine délibération.

D1 : rapport de la Chambre des Comptes


Quelques points positifs : Dans un contexte difficile des baisses importantes des dotations de l’Etat : La reconstitution du fonds de roulement, la capacité d’auto-financement et la sortie en 2017 du réseau d’alerte, la renégociation, même imparfaite, des taux d’emprunt.
Quelques éléments notables : Une activité économique présentielle soutenue par le secteur public, 48% de l’emploi est public. Moins de 20% du CA des commerçants est généré par le tourisme.
La CRC relève l’absence de définition de l’intérêt communautaire, qui semble à géométrie variable et, plus grave, varie selon l’évolution des capacités financières de la ville et de la communauté d’agglomération.
Le taux de remplissage du CHAI est de 22%. Les projets dits structurants (structurants de quoi, de la dette ?), n’ont pas empêché la diminution de la population.
La CRC note également un décalage entre le coût de la rénovation du bâtiment situé au 273 avenue Henri Martin, l’ex-IUFM et le nombre d’étudiants. Je ne m’étendrai pas sur le sujet mais la situation risque de se compliquer avec le rapatriement potentiel de certaines formations sur Toulouse.
    Dans ses liens avec le Gd Cahors, la Ville semble être très loin de tirer son épingle du jeu. En effet, la diminution des dépenses en personnel provoquée par la mutualisation des services est inférieure à la diminution de l’attribution de compensation. En clair, ces mutualisations, en plus de ne pas avoir fait l’objet d’une présentation au Conseil municipal, en contradiction avec le CGCT, coûtent de l’argent à la Ville. –580 000€ en charges de personnel mais – 1 700 OOO€ d’attribution de compensation, soit 1 120 000€ de perte.    ZOOM sur le cinéma. Dans le contexte d’une situation financière déjà fragile, ce projet contribue à alourdir la dette, avec un emprunt de 2,7 millions d’€ sur 25 ans, plus les aménagements publics connexes. La réussite du projet, désormais souhaitable, est incertaine. Les cadurcien-ne-s paieront deux fois à chaque séance… Puis vous semblez placer les subventions Etat/région/département dans un autre panier, mais, s’agissant également d’argent public, ce sont les mêmes contribuables qui paieront.
    Quant au montage juridique, vous expliquez tout simplement à la CRC que son argument ne tient pas la route. Pourtant, très pédagogue, la CRC démontre qu’il s’agit d’une commande publique et regrette à ce titre l’absence de publicité et de mise en concurrence, ce qu’ACHD, au passage, a relevé depuis le début du projet.
    Mais à côté de la présentation de tous ces éléments factuels par la CRC, le contraste avec l’ impression de grande auto-satisfaction qui émane de votre courrier de réponse du 5 octobre 2018 est saisissant. A l’instar du mépris du gouvernement pour les revendications portées par le mouvement social actuel, les recommandations formulées par la CRC, dans le seul objectif d’améliorer la gestionde la Ville et donc des cadurciens, ne semblent être prises au sérieux. RIEN sur la non-efficacité en terme d’attractivité des projets dits structurants RIEN sur l’inutilité de la mutualisation des services Ville/Grand Cahors et plus largement la définition de l’intérêt communautaire. En réponse au chapitre sur le volet universitaire, vous continuez à entretenir le flou en affirmant que « L’investissement en faveur de l’université a permis, quant à lui, d’atteindre l’objectif de 1000 étudiants », comme si la restructuration du bâtiment situé avenue Henri Martin avait permis d’augmenter les effectifs à l’IFSI ou en BTS…Sur place, force est de le reconnaître que les effectifs sont stables, pour le moment…Visiblement, sans que vous ne rentriez trop dans les détails, il semble que le non provisionnement de plus de 3000h de jours de CET ne soit pas un problème. Reste à espérer qu’ils ne soient pas réclamés tous en même temps…
Enfin nous sommes très heureux d’apprendre que le CHAI a atteint son objectif de remplissage dès le mois de septembre, seule explication possible aux deux mois de fermeture en novembre et décembre…

Tout animal ...

Tout animal prend soin, pour assurer sa survie et selon son instinct primaire, de son biotope. L’Homme, guidé depuis trop longtemps par des intérêts d’ordre économique, non !
Les experts climatiques de l’ONU confirment une hausse de 1,5 degré (plus si l'on n'agit pas tout de suite) d'ici 2030: augmentation des extrêmes météorologiques,élévation du niveau des eaux, explosion des allergies.. le tout soumis à un risque d’emballement si des décisions rapides et de grande ampleur ne sont pas prises.
En réponse, à contre-sens de l’Histoire, à Cahors et ses alentours, les élus optent pour la bétonisation d’espaces naturels au profit de zones commerciales, le dément-tellement de la voie ferrée Cahors/Capdenac, la destruction du verger à graines du Frau, le développement d’une méthanisation industrielle risquées pour la qualité de l’eau.
Économie circulaire,développement des transports collectifs,  végétalisation des villes ne sont visiblement par des priorités pour l’équipe en place. Pourtant à 70% les solutions sont locales !
L'animal humain, qui se pense supérieur, menace en réalité, cyniquement, toute forme de vie sur Terre. Nous allons droit dans le mur sans air-bag suffisamment efficace pour supporter le choc…sauf si bien sûr le réchauffement climatique ne s'arrête, tel le nuage de Tchernobyl, aux frontières du Lot !

Stéphane Castang - @Cahors l’humain d’abord

Dis papa ...

DIS PAPA, C’EST QUOI CETTE VOIE VERTE ?

- C’est un chemin qui favorise les déplacements doux, à pied, à vélo. Une excellente idée pour le Lot, sauf si elle emprunte la voie ferrée, car elle empêche le transport de personnes et de marchandises par train. Les nombreux camions continueront à abîmer les routes, à les rendre dangereuses, à polluer.
- Mais qui payera pour entretenir ces routes ?
- Toi et tous ceux de ta génération.
- Sur la voie verte, on y marcherait en toute sécurité ?
- Avec 51 passages à niveau, le crois-tu ?
- Oh non ! Mais alors, les politiques veulent faire ça juste pour laisser leur trace ? (trait d’humour de l’enfant qui fait à la fois sourire et soupirer le père...)
- Et des sous, demande le fiston, il y en aurait pour réparer la voie ferrée ?
- Mais oui, question de volonté ! Ils ont bien trouvé 5,5 millions d’argent public pour construire un cinéma privé.
- Une copine dit qu’il existe déjà des chemins pour se promener et que de la voie ferrée, entre les tranchées et les 3,8 km de tunnels, on ne voit rien.
- Elle a raison, trois beaux GR traversent déjà le Lot ! En plus, le revêtement de la voie verte sera polluant.
- Donc elle n’est pas verte cette voie, déclare l’enfant, très déçu. C’est pour cela que vous êtes si nombreux à être contre ?
- Nous ne sommes pas contre la voie verte, mais contre son tracé condamnant une ligne ferroviaire qui rendrait un sacré service public. Alors parlons-en autour de nous. Bonne rentrée à tou-te-s !
Stéphane Castang - @Cahors l’humain d’abord

Voeux Contre la réforme du SP ferroviaire

Ce vœux n'a pas été repris par la majorité sortante PS et n'a donc pas été mis au vote du conseil Municial sans que ni la droite , ni EELV, ni le PRG, ni le PCF ne bougent le petit doigt !

Mairie de Cahors, Conseil Municipal du 04/04/2018
Vœu présenté par Stéphane Castang-@chd
Contre la réforme du Service Public ferroviaire.


Considérant que la SNCF n'est pas un simple prestataire de services sur un marché mais une structure qui réalise une activité d’intérêt général, avec des effets à la fois sur nos politiques de transports, nos politiques écologiques et nos politiques industrielles.
Considérant que depuis 1997 et la création de RFF, la SNCF est toujours plus segmentée pour casser le corps social cheminot et poursuivre les privatisations préconisées par les « directives » européennes. 
Considérant que depuis 2006 et l'ouverture à la concurrence du Fret ferroviaire celui-ci ne représente plus que 10% de la part modale des marchandises transportées soit une part modale dramatiquement divisée par 3. 
Considérant que le rapport Spinetta remis au Premier ministre le 15 février dernier dans le cadre du projet de loi sur « l'avenir du Transport ferroviaire Français » recommandait entre autre directement :
     la transformation de l’établissement public en société anonyme*
     la fermeture des petites lignes non rentables en zones urbaines et péri-urbaines,
     la suppression du statut de cheminot.
Considérant que derrière la question des cheminots, c’est celle du maintien d’un service public du rail, que des générations de Français ont financé depuis 1936 dont il est question.  Considérant que la réforme souhaitée par le gouvernement ne traite pas la question des moyens de financement pour relancer le train public marchandises et voyageurs et qu'elle ne règle en rien le paiement de la dette indûment supporté par les usagers et les cheminots.
Considérant qu'au lieu de toujours pointer le « coût » que peuvent engendrer les services publics, nous devons garder à l’esprit qu’il s’agit en réalité d’un investissement de l’Etat pour l’intérêt général, les petites lignes participant au maillage du territoire et au développement économique de nos communes. Sur la période 2006-2015, les contrats de plan Etat-Région (CPER) ont permis d’investir 1,5 milliard d’euros pour pérenniser les petites lignes et 1,7 milliards sont prévus pour 2015-2020.

Considérant que chaque gare permet de maintenir de l’activité aussi dans les villages voisins : une gare qui ferme, c’est un territoire qui se dépeuple et qui voit les jeunes partir. Les gares contribuent à lutter contre le chômage, car elles permettent de travailler dans une ville et de vivre dans une autre.

Considérant que, malgré une politique et des moyens importants engagés par la Grande Région Occitanie sur le transport Ferroviaire, la SNCF poursuit son retrait et profite de la Régionalisation pour se défausser de ses responsabilités en matière de service public vers les collectivités. Pire, elle n’applique plus les conventions signées.  En Occitanie les lignes de proximité représentent 50 % des lignes du territoire, contre 30 % en moyenne au niveau national. Si le rapport Spinetta était appliqué, notre région qui est une des plus vastes de France, serait grandement pénalisée : cela entraînerait une véritable injustice territoriale car le rail y est un enjeu majeur de désenclavement, d’aménagement du territoire et de développement économique. Déjà, dans notre département du Lot, les Gares de CAHORS, GOURDON, SOUILLAC, GRAMAT, ASSIER et ROCAMADOUR sont amputées, les horaires d’ouverture réduits, les services les plus élémentaires dus aux usagers supprimés (accueil des PMR, renseignements, sécurité en gare…).

Considérant que par cette réforme, le désengagement massif de l’Etat en matière de service public ferroviaire  serait entériné. Le report des charges et des financements vers les régions exploserait de façon insupportable pour la majorité d’entre elles et des modes de substitution routiers, comme les bus, seraient de fait favorisés toujours au détriment des populations et des usagers.Considérant qu'avec les suppressions massive d’emplois de cheminots (près de 13 000 planifiées faisant suite aux 25 000 des 2 derniers quinquennats) l’entretien et la sécurité du réseau est fragilisé et que les retards, l’inconfort, le service minimum, déjà quotidiens pour  nombre de nos concitoyens, se verraient aggravés.

Considérant que les directives européennes n'imposent en rien l'ouverture à la concurrence pour les trains de voyageurs mais laissent les Etats décider.

Sur proposition de Stéphane Castang, le Conseil Municipal de Cahors émet le vœu :

    que le gouvernement investisse et prenne sa part dans nos infrastructures de transport collectif plutôt que de vouloir libéraliser le rail : un service public ne peut pas se définir en fonction de sa rentabilité mais d'abord selon le besoin des populations.
    que l’État donne aux cheminots les moyens de pouvoir travailler, qu'ils ne soient pas stigmatisés et réduits à la seule question de leur statut.   

Externalisation: mode d’emploi


Eric Woerth, en 2008, alors ministre du budget, préconisait l’externalisation, dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques.
Transférer des missions à un opérateur privé : message bien reçu à Cahors ! La majorité en place use et abuse de ce procédé : gestion du contrôle du stationnement payant, recours à un prestataire pour prospecter et concrétiser divers partenariats, bureaux d’étude divers, tout y passe. Dernière en date : La retranscription in extenso des séances du Conseil municipal. Mesure maintes fois réclamée par @chd, dans un souci de transparence démocratique, mais pas sous cette forme ! Aucun agent municipal n’était donc en capacité de prendre en charge cette tâche ? Au passage, aucune des sociétés choisies n’est locale.
L’externalisation, sans parler du coût pour la collectivité, a pour inconvénient tant de faire perdre la  compétence en interne que de permettre au privé de s’ingérer dans les affaires publiques.
@chd rappelle son opposition ferme à toute externalisation et surtout lorsque aucune raison matérielle ne l’impose.
 
Stéphane Castang - @Cahors l’humain d’abord