surveillance stationnement

Délib 45 : CONTRE

D'abord je tiens à souligner que la commune n'est en aucun cas obligée de faire appel à un prestataire privé dans le cadre de ce transfert de compétence. C'est important de le dire car dès lors que vous faites le choix de faire une DSP au privé alors que l'on peut garder cette prestation dans le public , on est là sur un choix politique.

Bon , nous ne sommes pas d'accord sur cet arbitrage politique là.
Cette mission doit resté attachée au service public, d’autant plus qu'il s’agit d’une mission « répressive » qui peut entrainer des dérives dès lors qu'elle est confiée à du privé dont le profit reste le maître-mot.
La commune compte actuellement 4 ASVP qui s'acquittent de cette fonction.
Par deux fois cette mesure a été présentée en Comité Technique Paritaire aux représentants syndicaux : par deux fois ils s'y sont unanimement opposés. Et pour cause :  les Agents de Surveillance de la Voie Publique ont une fonction de fait bien plus élargie que celle de la surveillance du stationnement : ils parlent aux gens, ils circulent dans la ville, ils assurent un lien entre la commune et le citoyen. Ils sont soumis à la discrétion professionnelle si ce n'est au secret professionnel, c'est très important.

Cette délibération va dans le sens de la privatisation des villes , nous votons CONTRE.
@chd Isabelle Eymes

Budget annexe EAU

Délib 11 : CONTRE

Nous voterons CONTRE ce budget EAU , parce que, comme les précédents, il privilégie la logique gestionnaire alors que nous avons la main (régie municipale) pour mettre en œuvre des tarifs sociaux et écologiques (aucune trace d'inflexion pour une gestion plus sociale de la ressource, aucune trace non plus de réflexion sur le mésusage que l'on peut pourtant légitimement interroger. Alors que certains n'arrivent plus à payer leur facture d'eau pour leur usage vital, d'autres engloutissent des milliers de M3 pour leur piscine et tout cela au même prix ?) et qu'il est excédentaire.

Je profite de cette délibération pour vous demander Monsieur le Maire, qu'elles vont être les mesures prises par la municipalité pour que l'épisode de turbidité et l'apparition de bactéries et non de parasites, que les cadurciens viennent de vivre pendant 10 jours, ne se reproduise pas. Je parle bien de mesures prises et non à prendre puisqu'il semble qu'une des solutions identifiées comme mesure à prendre : à savoir une usine de traitement de la turbidité, soit "dans les cartons" depuis des années mais qu'elle n'en soit toujours pas sortie. Et on se demande d'ailleurs bien pourquoi dans la mesure où cette usine est un investissement utile, voire primordial pour la santé de nos concitoyens, et qui aurait du, à notre sens, être priorisé à la place de certains autres que je nommerai pas ici pour éviter que notre question ne soit reléguée à de la "politique politicienne" comme aime à le dire M.Munte.

J'en profite aussi pour rectifier une extrapolation de la presse : @chd ne voit pas à cet épisode une conséquence des aménagements à Cahors Sud -quid de l'A20 aussi- par contre, oui, @chd est en droit, je dirai même dans l'obligation en tant que veille citoyenne, de poser la question et de la soumettre à réflexion.
Comme nous vous l'avons indiqué dans une lettre ouverte à la mi-mars, la zone de Cahors-Sud est localisée dans le bassin d’alimentation en eaux pluviales de la Fontaine des  Chartreux  et il n'est peut-être pas à exclure que l'artificialisation de ce territoire qui consiste en des aménagements lourds sur le territoire karstique et donc par définition fragile dont dépend notre ressource en eau potable, puisse entrainer de telles conséquences.
Vous voyez que nous disons cela au conditionnel puisque nous ne cherchons pas la polémique mais la vérité.

Donc , Monsieur le Maire que devons-nous en penser et que comptez-vous décider.
 
@chd Isabelle Eymes

Budget annexe stationnement 2017

Délib 10 : POUR
Comme lors du vote de 2016, nous soulignons tout de même que le stationnement n'est qu'un des éléments parmi d'autres qui contribuent de façon globale à l'amélioration de la qualité de vie et qui ont trait à la mobilité. Je parle par ex de plan de circulation et de multi-modalité. Tout cela va de pair.
Vous le savez , nous défendons l'idée qu'une desserte ferroviaire adaptée en direction de Paris, dont on sait à présent que la liaison de nuit (l'Occitan) est supprimée à la rentrée, en direction de Toulouse dont la fréquence actuelle de dessertes est insuffisante et en direction de Figeac par la réhabilitation de la ligne Cahors-Capdenac, cette idée viendrait avantageusement compléter l'offre faite à la population pour justement sortir du transport individuel et des nuisances du tout voiture et que nous nous retrouvons ensuite à gérer au niveau de la ville.

J'en profite pour vous demander Monsieur le Maire, d'intercéder auprès de la Région (AOT) afin que celle-ci revienne sur l'amplitude horaire d'ouverture des guichets qui étaient en vigueur avant le mois d'octobre date à laquelle la gare de Cahors a été déclassée de Grande ligne en gare régionale.   
C'est à dire à une ouverture de tous les jours et pour tous les trains.                                                    

Je réitère également les deux propositions que nous avions faite l'an dernier : la première c'est la journée dite "D2T" ( Théâtre-Tribunal) qui consisterait à  piétoniser le Boulevard les samedis de foire (les parkings de la place de la cathédrale et des halles étant déjà vidés de leurs voitures en matinée)                                          
Et, la seconde, celle d'étendre par exemple cette piétonisation du Boulevard à tous les dimanches de la période estivale. Ce qui pourrait contribuer à l'attractivité du centre ville et ( cf M.Simon) ré-enchanter le cœur de ville.                               
Enfin, cette année les contribuables cadurciens, qui ne sont pas forcément usagers des stationnements il faut le rappeler, ne supporteront plus à eux seuls la charge de ce budget puisqu'il s'équilibre.
 
Nous votons donc POUR.                                         


Courrier écoles

Madame Eymes                                                                                           Monsieur Vayssouze Faure
Conseillère municipale                                                                                        Président de l'AMF46
et Communautaire Cahors et Grand-Cahors                                                                Maire de Cahors
@cahors l'humain d'abord                                                                          Hôtel de ville Bd Gambetta                

                                                                                                   Cahors le 02 mars 2017

Monsieur le Président, Monsieur le Maire,

Une société se juge d'abord à la place qu'elle accorde à ses enfants et aux efforts qu'elle consent pour eux. En France, une école a fermé par jour depuis 10 ans. Pourtant , l'école publique, laïque et gratuite est un pilier de notre société et la République se doit d'assurer à tous l'égalité d'éducation.

Pour la rentrée 2017, les départements ruraux signataires d’un protocole ou convention comme le Lot n’ont eu aucune création de postes alors que partout ailleurs en France, les créations ont été très importantes malgré des baisses d’effectifs . Ces protocoles ruraux , dont vous êtes signataire pour le Lot, se révèlent néfastes et destructeurs de postes d’enseignants. Ainsi, nous avons perdu 13 postes en 3 ans pour une baisse de 300 élèves tandis que la Dordogne a perdu 786 élèves en 2 ans pour 12 postes créés .
Pourtant le département du Lot a un besoin réel de postes (remplaçants, RASED, écoles maternelles, etc.) . Cette situation est préoccupante et injuste.

La carte scolaire impacte les écoles suivantes :
Cahors 1 : M. Durand (Croix de fer)
Cahors 2 : Parnac, Vire sur Lot (RPI Duravel /Touzac/Vire/Soturac), Saint Martin le Redon et Montcabrier (RPI Montcabrier/Saint Martin le Redon), Puy L'Evèque (élémentaire), Belmontet (Montcuq)
Figeac : Fons (RPI Planioles/Camburat et RPI Fons/Cardaillac), Prudhomat (RPI Prudhomat/ St Michel Loubéjou) retrait conditionnel si pas de regroupement avec Loubressac, Molières (RPI Leyme / Molières), Lacapelle Marival (maternelle), Livernon
Gourdon : Cavagnac (RPI Cavagnac/Les 4 Routes/St Michel de Bannières), St Projet (RPI Le Vigan/St Projet)

Concernant Cahors , vous avez été saisi  par le Conseil citoyen du quartier de Terre-rouge sur l'absence de création d'un quatrième poste à l’école maternelle Lucien Bénac alors même que ce quartier bénéficie dans le cadre du contrat de ville du grand cahors et en tant que quartier prioritaire d’un Projet de Réussite Educative sur lequel l’Education Nationale s’est engagée dans « la lutte contre l’échec et le décrochage scolaire » et pour « le développement de l’égalité des chances ».

Tout cela ne peut qu'organiser la fuite de nos enfants vers des établissements privés ou hors département. Tout cela met à mal notre ruralité , une fois de plus confrontée à la disparition progressive des Services Publics partout sur le territoire. Et cela ne va pas s'arrêter là puisque ce sont plus de 70 écoles et classes qui sont menacées de fermeture à la rentrée 2018.

Face à ce constat dramatique, vous ne pouvez rester dans le silence. Nous avons donc l'honneur de solliciter votre expression sur la situation des écoles du département. Nous nous associons aux citoyens en lutte pour vous demander de vous positionner en tant que Président de l'AMF46 et Maire de Cahors , officiellement et publiquement en faveur de la sauvegarde des écoles et des classes menacées.
                                                                                                 Madame Eymes @chd

Débat PADD

Débat PLUI/PADD ( pas de vote)
02/03/2017

En préalable au débat nous demandons que les PV des débats menés sur le PADD dans les différents conseils municipaux soient accessibles à toutes les communes de la CAGC de façon à ce que les amendements proposés soient connus de tous.

Pour ce qui concerne @chd et en avant-propos je vais commencer par resituer mon intervention de ce soir dans le cadre de nos prises de positions précédentes :
  • sur le PLUI : nous continuons à penser que l'échelon intercommunal n'est pas le plus compétent pour conforter la cohérence et le dynamisme d'un territoire. Les EPCI sortent renforcés par la loi NOTRE, et la loi NOTRE ouvre la voie à la disparition programmée des  communes par l’évaporation progressive de leurs compétences et par leur asphyxie financière. 
  • Quant au projet de territoire : nous avons voté contre ce document générique que nous jugeons hors-sol de la réalité du territoire.
Nous arrive ce soir le PADD qui consacre  l'échelle intercommunale comme la véritable échelle du quotidien du territoire selon le principe de solidarité. Soit. Voici donc nos observations.


I. Adapter le modèle de développement urbain pour bien vivre ensemble
Tout d'abord sur l'organisation et la structuration du territoire (p7)

                En ce qui concerne la classification entre pôles, la logique est parfois un peu compliquée à saisir qui attribue « les labels » .
Par ex Arcambal est « pôle de service » au même titre que  Mercuès alors que ces deux communes n'ont je pense pas grand chose à voir quand aux compléments qu'elles peuvent apporter aux pôles d'équilibres. Par ex encore, je ne vois pas bien pourquoi  Lamagdelaine, considérée comme un « pôle de proximité » est considérée comme un sous-maillage du déjà sous maillage qu'est le pôle de service.. enfin bref tout cela paraît un peu tiré par les cheveux et ne résonne pas à nos oreilles.
               Par contre ce que nous montre la carte c'est qu'en dehors des 3 pôles dits majeurs: Catus-Cahors-Vers/St Géry (urbain et d'équilibre) qui ont vocation à aspirer tous les autres vers eux, il y a bien un risque  d'évaporation de  tout une partie du territoire puisque l'objectif affiché est bien « de renforcer, de développer ou stabiliser seulement les pôles existants ».
Que devient alors le deuxième cercle ?( vallée du vert, du Lot et du Célé-plateau et entrée Sud). Que deviennent les communes qui ne sont pas « labellisées » pôle ? Il semble qu'elles ne pourront pas bénéficier opportunément du projet de développement.

Et bien nous sommes donc favorables à intégrer la proposition d'ajouter une catégorie « communes rurales » à la condition qu'elle soit assortie des mêmes garanties et qu'elle ne soit pas « hors pôle ».

Sur les identités paysagères et locales (p9 +p24)
Dans l'objectif 1- page 9 du document, 1er paragraphe : nous faisons une proposition de complément du 2ème point :
« Plus largement, les entités géomorphologiques liées aux motifs karstiques (dolines, cloups, résurgences, particularités géologiques, ...) et le patrimoine vernaculaire (motif de la pierre sous ses différentes formes, gariottes, chemins et murets de pierre), sont des éléments majeurs à protéger et à valoriser car ils contribuent pleinement à l’image qualitative qui imprime le territoire ». Toujours dans cette phrase, il pourrait être utile de nommer les dolines ou igues d'Arcambal et de Cavaniès.

Ensuite 2ème paragraphe de la même page: nous souhaitons rajouter à la liste l'aqueduc romain dans ses zones encore existantes, en particulier à Vers. 

Sur le «  logement pour tous » p16
C'est un objectif vraiment très important de ce document : « Pour pouvoir rêver, il faut savoir où dormir » disait il y a quelques années le collectif jeudi noir qui luttait pour l’accès au logement parce que le logement c'est la condition d'une vie digne qui permet de se projeter dans l'ensemble des dimensions de la vie : l'emploi, la santé, la famille, le bien-être...
On a des déficits accumulés dans la construction mais également comme il est dit dans le document, des logements inadaptés à la demande et donc de la vacance.
Les actions listées nous semblent donc devoir être étoffées car en l'état, elles se résument plus à des intentions, certes louables mais sans modus opérandi.
Ainsi, par ex au 2ème point, afin de «Permettre des parcours résidentiels à des prix adaptés » que fait-on ?
Dans le domaine de la vacance par ex, que fait-on ? Cahors a eu le courage de mettre en place une taxe, je ne sais pas ce qu'il en est au niveau de l'agglo mais cela semble être une piste de lutte efficace, comme la généralisation du « permis de louer » institué par décret en décembre 2016, qui permet aux collectivités de soumettre un bailleur à une autorisation préalable de mise en location de son bien afin de lutter contre les logements insalubres et les marchands de sommeil.
Enfin, nous sommes étonnés que le PADD n'intègre pas la rénovation de l'existant par rapport aux normes écologiques. Il faudrait un complément en ce sens.

Sur le développement des équipements structurants (p17)
Sur ce volet, garder le PADD volontairement peu contraignant ne nous semble pas opportun car c'est la porte ouverte à tout projet comme par exemple celui d'un golf sur des terres agricoles évoqué un temps en conseil d'agglo et que nous retrouvons avec une vision à la loupe dans les cartes 43 - 44 et 45 . Pas moins de 4 projets de golf sur le Grand-Cahors ! Excusez-moi du peu !
Accompagner le développement des équipements structurants c'est justement les encadrer, surtout quand ils représentent une aberration écologique et que l'on met en avant la protection des ressources en eau. Nous souhaitons donc amender cette proposition et garder les contraintes. 

Sur l’aménagement commercial ( p18)
limiter les implantations commerciales ex-nihilo, certes, mais limiter également l'extension de l'existant surtout lorsqu'elle se fait sur des terres agricoles comme cela a eu lieu à Cahors. On ne peut «préserver la diversité de l’offre» et déployer les implantations commerciales. En la matière , c'est la concurrence qui fait loi et non la complémentarité. Personne n'est dupe. Nous demandons à ce que la limitation de l'extension de l'existant soit intégrée dans le 1er paragraphe.
Enfin , nous nous demandons ce que vient faire le dernier point : «Recréer de la solidarité dans les formes urbaines rurales pour éviter l’isolement » dans l'organisation de l'aménagement commercial. Il doit être enlevé ou reformulé.

II. Dynamiser le tissu économique
Sur le développement du tourisme (p24)
Alors là, le chemin de Saint Jacques classé au patrimoine mondial de l'UNESCO n'est même pas mentionné sur la page ! Cela paraît incroyable mais vrai. C'est méconnaître les retombées économiques du tourisme Jacquaire qui favorise le développement de toute une économie locale dans le domaine de l’hébergement et des services associés. La qualité et la notoriété de cet itinéraire attirent des publics venus de tous les continents : nous demandons que le PADD inscrive la valorisation et l'entretien de l'itinéraire du chemin de Compostelle dans ce chapitre.
Sur les conditions pour une agriculture et une viticulture pérennes(p25)
Nous continuons dans nos étonnements : c'est un quand même un peu extraordinaire que la culture biologique soit complètement éludée de ce chapitre ! Au dernier salon de l'agriculture l'Occitanie est identifiée comme la 1ère région bio de France, la région s'est appropriée le plan « Ambition BIO » lancé par le ministère de l'agriculture en 2014 . Ce plan autorise le versement de 300€ par hectare converti. Il y a une augmentation moyenne régionale des conversions de 162 % et Carole Delga promet pour 2017 2M7 € consacré au développement du BIO.
Alors que faut-il penser du fait qu'il n'y ait pas un mot sur le bio dans notre PADD ? De quelle agriculture et de quelle viticulture parlons-nous ? Puisque nous sommes dans un PADD , il serait bon, à notre sens, de parler de système alimentaire durable garantissant le droit de tous à une alimentation de qualité.
Nous proposons donc deux ajouts :
« intégrer la dynamique régionale favorisant le développement de l'agriculture biologique en ce qu'elle contribue  à la neutralité en matière d'émission de gaz à effet de serre et au bien être des producteurs et des consommateurs. »
« encourager les pratiques agricoles respectueuses de la santé humaine et de l'environnement ainsi que du bien-être animal (limitation des pesticides...)»
Nous souhaitons également que le point suivant :
«Permettre la diversification et le développement de nouvelles activités et filières émergentes comme par exemple l’hébergement touristique, les transports (?), la vente et la transformation des produits locaux » soit complété par : « la méthanisation et la filière bois, et viser à la revalorisation du métier d'agriculteur ». De cette façon nous ferons la promotion d'un plan de développement qui intègre également les acteurs du territoire.

Enfin, le 5ème tiret « Permettre le développement de l’activité d’hébergement touristique » nous paraît redondant dans la mesure où il est précédemment énoncé.

III. Œuvrer pour un développement respectueux de l’environnement
Sur la consommation d’énergies et les énergies renouvelables(p32)
Il me semble qu'en 2015 s'est tenu en France la COP21. Or, encore un étonnement, il n'y est fait ici aucune référence. Le PADD doit l'intégrer dans son cadrage et non pas seulement l'agenda 21 et le projet de territoire. Nous ne pouvons faire abstraction de cette appartenance au monde . Nous ne pouvons non plus nous dérober face à la responsabilité qui nous a été confiée en tant que collectivités d'appliquer dans nos politiques les directives de l'accord de Paris. Nous demandons donc que cela soit pris en compte dans ce chapitre.

Sur la gestion durable des déchets(p34)
Il ne serait pas inutile de rajouter l'objectif 0 déchets. Egalement le fait de favoriser les projets permettant de réduire les déchets tout en créant de l'emploi local. (Par exemple le recyclage du verre)
Sur la Limitation de l’impact du bruit et autres nuisances
Les pollutions multiples liées au trafic routier ne sont pas prises en compte dans le document. Nous demandons à ce que la lutte contre les nuisances routières soient intégrées en tant que telles au paragraphe.
 

Enfin, et vous remarquerez que je n'en ai pas parlé durant tout cet exposé, je vais à présent aborder la Voie Verte, projet distillé savamment tout au long de ce PADD dans chacune des 3 orientations. Un petit saupoudrage par ci, un petit saupoudrage par là, nous ne comptons plus les occurrences. Ainsi l'on évite de donner une vision globale du dossier, tout le monde l'aura bien compris, au prix de contradictions multiples et de publications de cartes erronées ou illisibles : ex. pages 10, 44, 45, 46).
Ainsi P9 : il est écrit que « la Voie Verte permet de découvrir le territoire et ses richesses sous une forme à la fois ludique et respectueuse de l’environnement » et dans la phrase suivante « les scénographies les plus remarquables du territoire (panoramas, co-visibilités depuis les rebords des coteaux de part et d’autre de la Vallée du Lot, co-visibilités sur les silhouettes de bourgs perchés, ...) » se situe sur les coteaux et les bourgs perchés. Je vous rappelle que la ligne a un tracé plat à hauteur du Lot, c'est ce qui fait en partie sa particularité.
Ainsi aussi P13, il est préconisé  de concilier l'organisation du « réseau de transports collectifs et l'accessibilité des équipements, les services et commerces » et de « Mettre en œuvre des démarches privilégiant  l’intensité urbaine». Hors, lorsque l'on regarde la définition de l 'Intensité urbaine nous voyons que la desserte en transport en commun est « une des trois composantes constitutives de la qualité de vie ».
Il est dit également P16 de « Lutter contre l’isolement des populations vieillissantes » hors qui dit lutte contre l'isolement parle aussi de mobilité.
P19 il est expliqué que « conforter et renforcer l’accès au territoire » se réalise en 3 points dont le co-voiturage , « L’aménagement de la voie verte de la vallée du Lot » et « le renforcement de l'offre de train ». Donc tout et son contraire.
P19 toujours on peut lire que la «Valorisation du projet de voie verte va servir aux mobilités internes quotidiennes», c'est à dire qu'elle va servir aux grands-cadurciens toute l'année dans leurs multiples déplacements : amener les enfants à l'école, se rendre à un RDV médical, aller au boulot, bref la vie de tous les jours. Est-ce sérieux !
2 points plus loin il est fait référence à la politique Régionale en matière de  mobilité. A se demander si le document prend la juste mesure de l'arbitrage qui a été fait en faveur du ferroviaire par Madame Delga suite aux EGR.

Et l'on continue P24 sur le renforcement du tourisme où l'on nous dit que la Voie Verte est une dorsale importante pour son développement. Mais là dessus nous sommes d'accord. Il y a suffisamment de chemins et d'itinéraires magnifiques pour faire une voie verte de qualité.

Ce sur quoi nous ne sommes pas d'accord, c'est sur le fait de faire une voie verte en lieu et place de la voie ferrée. Tout à été dit là-dessus.

Les vertus du réaménagement de la voie ferrée sont multiples :
    - complémentarité entre le train et les autres modes de déplacement 
    - complémentarité de l'offre touristique train/vélo/rando
    - liaison entre gares desservant des sites touristiques majeurs (StCirq, Rocamadour, Cordes..)
    - amélioration de la mobilité au quotidien
    - entrée en agglo en site propre (ex cahors flux d'entrée 14000 véhicules/jour)
    - financement assuré par l'Etat et la région et non plus les seuls Lotois au détriment d'autres investissements nécessaires pour les populations.
    - Etc etc …

Tout a été dit là-dessus mais vous n'en démordez pas. A un point qui pose question car enfin, vous en venez même à contester publiquement l'arbitrage régional qui a décidé d'un moratoire du projet et donc un non-déferrement. (« la région ne peut envisager que la ligne CC soit déferrée » J.L. Gibelin réunion publique du 9 février à Cahors.)

Vous continuez à faire de la retape pour ce projet mortifère pour la haute vallée du Lot qui consisterait à détruire pour toujours tout espoir de multi modalité sur ce territoire. Vous y engagez les moyens de l'office du Tourisme de Cahors et de St Cirq en faisant la promotion de l'association pour la voie verte auprès de tous ses contacts professionnels, en faisant de l'office de tourisme le réceptionniste des adhésions à la dite association et en intervenant lors de son assemblée constitutive, Me Lagarde, M. Simon, M. Munté, pour expliquer tout le bien que vous pensez de la voie verte et tout le mal que vous pensez de « la fronde menée par la dame du Front de gauche ». La dame du FDG (@chd-France Insoumise) vous salue bien mais elle vous rappelle par ailleurs qu'en matière de transport, la commune de Cahors et le Grand-cahors n'ont pas compétence et que la main est à la Région et au Département.

Tout cela est absurde, mais je vous en remercie car cela sert aux défenseurs du train. Cela nous sert car enfin, l'on comprend que les bateaux Ginier et les bus Raynal, piliers de l'asso pour la voie verte, soient peu enclins à considérer l'éventualité d'un train sur la haute vallée du Lot comme une complémentarité de l'offre et non pas comme des parts de marché qui peuvent leur échapper.

Mais nous sommes ici dans l'élaboration d'un PADD qui est un document de portée générale fondé sur la solidarité territoriale et non soumis aux intérêts privés.

En l’occurrence, et cela sera notre dernier amendement, nous demandons que le projet de voie verte soit repositionné dans le document comme distinct du devenir de la voie ferrée CC.


Isabelle Eymes @chd

Complexe cinéma : Recours gracieux !

Complexe cinématographique
@CHD   03.02.2017



Le conseil municipal de Cahors a délibéré le 02/11/2016 en faveur de la construction d'un projet de complexe cinématographique avec cette particularité ( et non la moindre) que le coût de l'investissement nécessaire à cette construction soit supporté intégralement par  l'argent public alors que son exploitation sera pleinement privée. Ce sont donc, au grand bénéfice d'une entreprise privée, les cadurciens qui seront mis financièrement à contribution pour  100% du bâti de la construction. Le financement prévisionnel total s'élevant lui à 7M8 :  70% d'argent public ( 31,5% E/R/D et 38,5% Commune), 30% à la charge de l'exploitant pour ce qui concerne l'équipement lié à la nature de l'activité ( matériel de projection et aménagement intérieur). Rajoutons à cela 2,5M€ prévus pour la requalification des espaces publics environnants et nous voilà , pour la seule part de la ville à un engagement de 5,5M€ ! Ce projet, au final flirtera avec  quelques 10,3M€ voire plus. Quand aux exploitants ils recevront probablement le juste reversement de la Taxe Spéciale Additionnelle allouée par le CNC qui viendra diminuer d'autant leur engagement financier.

L'investissement prévu par la municipalité fait peser un endettement supplémentaire sur les finances communales pour une durée de 30 ans alors même que le taux d'imposition reste très élevé pour les cadurciens (en comparaison des autres villes de même strate) et que la baisse de la DGF impacte significativement le budget municipal.  Autrement dit , l'argent mis dans ce projet n'ira pas ailleurs alors que les besoins sociaux sont considérables. Pourquoi ne pas plutôt choisir de baisser les impôts, les prix en EHPAD, la cantine scolaire, proposer la gratuité des premiers M3 d'eau ..?

Dès lors, sur le plan politique, nous ne pouvons qu'interroger de manière critique le projet de la municipalité, projet rejeté en bloc par les oppositions municipales.

Certes , il s'agit pour l'équipe sortante d'une promesse de campagne. Nous ne  remettons pas en cause sa légitimité à mettre en œuvre le programme électoral sur lequel elle a été élue, à ceci près que jamais elle n'a dit aux cadurciens qu'ils seraient les payeurs !
Il ne s'agit pas non plus de contester la dimension culturelle d'un établissement cinématographique et sa spécificité reconnue en matière d'aménagement du territoire, à ceci près que Cahors est déjà équipée en cinémas !
Pour nous, ce projet repose sur une double tromperie et consacre bien l'orientation de financements publics vers une logique de rentabilité d'intérêts privés sans qu'il soit là question d'intérêt général pour les cadurciens.

Le projet de la municipalité nous interroge également sur le plan du droit.

Nous avons tous suivis depuis des années les revirements et épisodes successifs commentés par la presse locale sur ce projet de complexe cinématographique et qui aboutissent aujourd'hui à la désignation de la SARL Société Cadurcienne d’Exploitation Cinématographique comme exploitant du futur complexe.
Cette SARL, par le rachat et la fusion en 2015 des deux cinémas cadurciens qu'elle exploite, préfigurait déjà de la situation et l'on comprends bien quels intérêts elle a pu en tirer. Aurait-elle d'ailleurs opéré ce rachat et cette fusion si le Multiplex n'avait pas figuré dans le programme de la majorité en 2014 ? Il est permis d'en douter dans la mesure où elle semble bien avoir été le seul interlocuteur de la mairie de Cahors dès le départ ( voir article La Dépëche mars 2014).
Dans son désir de privilégier des acteurs locaux il semblerait que la municipalité ait fait l'impasse sur les règles de droit public applicables en la matière puisque, deux ans plus tard, le 02/11/2016 , elle propose à l'Assemblée municipale de désigner cette SARL comme seul futur exploitant, sans publicité préalable ni procédure de mise en concurrence.

Considérant donc que cette procédure de désignation contrevient au droit public et qu'elle est frappée d'illégalité, l'Association citoyenne l'humain d'abord et sa représentante en conseil municipal Madame Eymes, avons adressé au Maire de Cahors des recours gracieux en annulation des 4 délibérations concernant ce projet.

Le délai de réponse court jusqu'à fin février. Il paraît inimaginable de ne pas avoir de retour de la part du Maire avant cette date.

Parce que les enjeux sont importants pour les cadurciens, la transparence doit être totale. La municipalité doit apporter les éléments de clarification nécessaires.

Quoiqu'il en soit , nous continuons à dénoncer la pertinence de ce complexe cinématographique en lieu et place de l'ABC et du Quercy :
10.3M€ engagés dont 8M€ d'argent public pour moins de 200 places supplémentaires et un prix du ticket d'entrée plus cher est une note plutôt salée pour le contribuable cadurcien.
8M€ d'argent public engagés au service d'un privé relève d'un véritable "siphonnage" des budgets publics : si nous construisons un cinéma son exploitation doit se faire en régie municipale, sinon, ne le construisons pas.




                                                   
Association citoyenne l'humain d'abord.
Isabelle Eymes. Conseillère municipale et communautaire @chd

Rotation du mandat


Au sein d'@chd, on ne conçoit pas la politique comme un métier et nous pensons nécessaire qu’un maximum de citoyens expérimentent la représentation. Notre liste a décidé de lutter contre les dérives de la démocratie représentative en inscrivant dans son programme municipal le principe de rotation des mandats. Nous avons donc pris en 2014 l'engagement que chaque colistier puisse siéger au Conseil Municipal durant la mandature, avant de céder sa place à un autre colistier.
Aujourd'hui nous sommes à mi-mandat et il est temps pour nous de mettre en œuvre cet engagement de campagne auquel nous tenons particulièrement et qui dans la période politique est d'une actualité plus que brûlante.
J'ai donc le plaisir et l'immense satisfaction de vous dire que sur 2017, nous allons mettre en place cette rotation de mandat. Une ou un autre @chd viendra donc s'asseoir à la table du conseil . Il aura sa façon d'être et de faire mais il sera porteur tout comme moi du programme que nous avons défendu aux municipales . Il n'y aura pas de rupture puisque nous travaillons collectivement tous les conseils municipaux et que nous sommes tous à un même niveau d'information et de volonté.
Voilà , lors de l'installation du Conseil , je vous avais dit que @chd, nous étions des marcheurs et non des guerriers et bien nous continuons plus que jamais à tracer le chemin en respectant nos engagement.

Isabelle Eymes @chd

Stations de recharge pour voiture électrique

Délibération 7 Bornes de recharge : contre


Il y a un an nous nous sommes exprimés contre la mise en place de ces stations de recharge pour la bonne et simple raison que nous pensons que miser sur la voiture électrique n'est pas un scénario d'avenir dans la mesure ou c'est un pion avancé de l'industrie atomique, et que l'énergie nucléaire n'est pas l'énergie de demain, qu'elle est dangereuse et coûteuse. Que le nucléaire n'est pas une énergie propre.
Nous avons été seul à voter contre, même Monsieur Testa a, avec le plus grand enthousiasme, demandé que la flotte municipale soit ré-équipée en électrique.
Je ne vais pas y revenir. 
Seulement je voudrai attirer votre attention sur le fait que depuis un an, le débat a continué à grandir autour de la transition énergétique et le passage aux énergies renouvelables , que ce sujet est déjà au cœur de la campagne présidentielle et que les polémiques se multiplient. Le nucléaire irradie les candidats .
Concernant ces 2 stations cadurciennes, elles fonctionneront donc vraisemblablement sur le réseau électrique issu du nucléaire alors que nous aurions pu opter  pour des Stations 100% autonomes utilisant les énergies renouvelables comme le solaire. Dommage.

Enfin, du fait du transfert  de compétence à la FDEL nous notons qu'il n'y aura pas de retour d'investissement pour la collectivité dont la vocation n'est pourtant pas de financer une fourniture de carburant.
Alors qui, parmi nous ce soir veux voter pour l’aggravation du danger nucléaire avec des vielles centrales ruineusement re-carénées ? Pas nous.

Nous votons contre.
Isabelle Eymes @chd

Rapport d'orientation budgétaire

Rapport d'Orientation Budgétaire ( pas de vote)


Ce rapport nous communique les références habituelles en terme d'environnement économique : PIB, consommation     des    ménages, investissement des entreprises …il pointe aussi une urgence : que la croissance et l’inflation repartent pour que les entreprises et le commerce extérieur contribuent plus activement au renforcement de la croissance. Et cela bien sûr sans rien changer de votre politique nationale. Bon, on peut toujours faire des vœux. Mais pour nous le ton est donné.
Comme l'année dernière, en terme de croissance il manque bien des références à ce ROB.
Par exemple les chiffres de la croissance du nombre de personnes en difficulté : plus de 15 M.
La fondation Abbé Pierre estime à 4 millions le nombre de personnes qui sont sans-abri, mal logées ou sans logement personnel.  Le nombre de personnes sans domicile a augmenté de 50% . Combien de cadurciens dans ces cas là ?
Autre référence : selon l’INSEE, près de 3,8 millions de ménages, soit 8 millions de personnes et 14,4 % des foyers, sont considérés en situation de précarité énergétique. Combien de personnes concernées à Cahors ?
18 centres de distribution des Restos du cœur dans le Lot . Celui de Cahors en est à sa 32eme campagne d'hiver : 142 familles, 700 inscrits: un chiffre en perpétuelle croissance..
Une progression aussi de 2,6% sur un an dans le Lot du nombre de demandeurs d'emploi dont plus de la moitié sont des femmes alors que ce taux est de 0,6% en Occitanie.
On pourrait encore citer la croissance du taux de pauvreté, sur Cahors il se situe à 17,8% , ou celui des inégalités, en plein boom, qui établit que le patrimoine des 500 plus riches en France s’élève à 460 milliards d’euros, soit là une vraie croissance de 18%.
Enfin, une croissance plutôt encourageante pour notre territoire: celle des PME dont la situation s’est améliorée quels que soient leur taille et leur secteur d’activité.
Bref, face à la baisse continue, dramatique, des dotations d'Etat et si l'on considère tous ces chiffres comme les indicateurs locaux de notre monde en crise, nous devrions dénoncer les politiques d'austérité imposées par le gouvernement et par l'Europe.
Cet effet ciseaux que vous décrivez vous-même « plus contraignant que prévu » vous amène à opérer des économies supplémentaires à celles initialement prévues.
Mais vous renoncez à remettre en cause cet état de fait et vous mettez Cahors au pain sec. Ce rapport d'orientation budgétaire signe votre capitulation si tant est que vous ayez voulu un jour infléchir la tendance.
Les coups de rabot de l'austérité d'aujourd'hui ne préparent que ceux de demain qui seront encore plus conséquents. L'austérité est une vis sans fin.
Alors ce budget 2017 se fera selon les bonnes vieilles recettes libérales : poursuivre les optimisations des services, des organisations et charges de personnels. En langue de bois cela veut dire restructurer à moindre coup, déshabiller la commune au profit de la communauté d'agglo, utiliser les agents comme variable d'ajustement, autrement dit les presser comme des citrons, ne pas remplacer les départs en retraite  et externaliser des services quitte à « interroger le niveau de service rendu » comme vous l'écrivez si élégamment.
Alors j'imagine que la droite va applaudir , elle qui veut réduire de 500000 le nombre de fonctionnaires en France, elle qui a demandé la réduction des personnels à la dernière séance du Conseil communautaire à laquelle j'ai bien regretté de ne pas avoir pu participer.
Tout cela est terrible . Il faut bien que les cadurciennes et les cadurciens comprennent que ces remèdes ont leurs limites et qu'elles sont atteintes. Car enfin, malgré tout cela, vous prévoyez une épargne négative pour 2017.
J'ai en mémoire Monsieur le Maire,qu'en 2008 vous aviez déclaré : « il faut que l'Etat arrête de nous taper dessus». Mais l'on n'est guère plus avancé aujourd'hui qu'hier. Vous aviez pourtant soutenu en 2015 l'action des maires «commune, un patrimoine en danger» qui pointait, chiffres à l’appui, les risques pesant sur les services et équipements publics locaux, le tissu associatif et les aides aux personnes les plus fragiles, ainsi que sur les entreprises.
La hausse de 10% de l'impôt que vous avez opéré en 2008 n’a pas permis à Cahors d’absorber le choc austéritaire imposé par le gouvernement.

Sur les investissements , nous savons que dans ce contexte économique de crise permanente la part des investissements des collectivités territoriales est déterminante.
Cependant, et nous avons déjà eu ce débat, investir ne veut pas dire investir dans toutes sortes de projets. Les contraintes budgétaires et le soucis de l'intérêt général nous obligent à faire des choix.
Parmi les opérations citées ici, cela ne vous étonnera pas, nous y classons le projet du complexe cinématographique pour sa déconnexion complète des besoins sociaux des cadurciens bien que ce soit eux qui le financeront, celui de la réhabilitation du Musée pour son coût que nous maintenons trop élevé, celui de la vidéo-surveillance pour son inefficacité prévisible, celui des stations de recharge pour voitures électriques pour son allégeance au tout nucléaire . Nous voyons avec satisfaction que le projet de Voie Verte est sur de mauvais rails et nous continuons a appuyer tout ce qui concerne la reconquête du secteur sauvegardé, les réhabilitations énergétiques ainsi que la politique de stationnement. Nous souhaitons d'ailleurs concernant la zone partagée, d'abord que la municipalité se donne les moyens de la faire respecter ce qui n'est pas vraiment le cas, et qu'ensuite elle soit étendue ainsi que la limitation de vitesse à 30km/h à toute la boucle afin d'encourager les comportements vertueux.
Alors je ne commente pas l'aspect purement comptable du rapport tel qu'il est présenté aujourd'hui , vous êtes logiques et droit dans vos bottes, et je trouve que les services font un travail remarquable. Le budget 2017 retombera sur ses pieds nous n'en doutons pas, mais à quel prix ? Vous déclarez ne pas vouloir utiliser le levier fiscal en 2017, cela serait en effet intenable pour nombre de cadurciens, la suite nous dira le reste.
Mais nous pourrions aussi présenter un budget en déséquilibre qui permettrait de marquer  les difficultés dans lesquelles se débat notre collectivité en inscrivant dans le volet recettes les sommes dues par l’État en vue de l'engager à les rembourser . Cela ne vous fait pas sourire ? Et bien c'est pourtant ce que Monsieur Claude Bartolone avait fait en 2010 quand le gouvernement Sarkozy imposait aux collectivités des mesures d'austérité via des transferts de compétences non compensés par des moyens.
Mais visiblement « en d'autres temps d'autres soins » ( J.Racine).
Pour toutes ces raisons, combattant la  politique  d'austérité  soutenue par les
élus de droite et du PS, du PRG et de EELV et qui impacte considérablement les marges de manœuvre de la collectivité, j'imagine que @chd pourra difficilement voter le budget 2017 de Cahors sur la base des orientations présentées ce soir à notre assemblée.



Isabelle Eymes @chd.

EGRIM comités départementaux

COORDINATION D'ASSOCIATIONS
LIGNE FERROVIAIRE CAHORS-CAPDENAC-FIGEAC

26/01/2017


Les EGRIM (États Généraux du Rail et de l'Intermodalité) initiés par la Région Occitanie PM se sont achevés le 14 décembre 2016 par la restitution des échanges, contributions et  propositions produites dans le cadre de cette grande consultation régionale. Nos associations y ont participé activement, en particulier pour porter la question de la réouverture de la ligne Cahors-Capdenac ou tout du moins un moratoire associé à son non-déferrement.
La ligne Cahors-Capdenac revêt de nombreux atouts : économiser nos routes et protéger notre environnement, desservir la zone suburbaine de Cahors,  permettre une relation enfin rationnelle entre Cahors, capitale administrative et Figeac capitale économique, offrir une fonction essentielle de bretelle entre les deux itinéraires Brive-Toulouse via Montauban et via Capdenac, favoriser  le fret, le transport de pèlerins, de touristes et autres voyageurs occasionnels et réguliers.
Elle a également la capacité de participer à la structuration touristique de la vallée du Lot de façon significative en amenant un nouveau service vélo-train très porteur économiquement.

Nous avons été entendus par l'Assemblée Régionale, et sa Présidente Madame Delga a retenu nos arguments. Ainsi, la ligne Cahors-Capdenac ne sera pas déferrée. Nous saluons cette décision sans triomphalisme mais avec grande satisfaction. Elle met un coup d'arrêt que nous espérons définitif au projet inutile et coûteux de Voie Verte en lieu et place du rail. Les 69 kilomètres de la ligne Cahors-Capdenac-Figeac ont été classés dans la 3ème catégorie des demandes de réouvertures aux voyageurs TER comme « ligne non circulé et à emprise foncière maîtrisée ». De ce fait , les acteurs locaux, les élu-es, se doivent de reconsidérer le devenir de cette ligne et envisager aussi, dans les projets désormais possibles sa réouverture au trafic ferroviaire.

Nous sommes conscients que les investissements publics de la Région seront arbitrés par la qualité et la pertinence des projets qui seront élaborés localement. C'est pourquoi nous avons demandé à la Présidente de Région à participer au titre de notre coordination aux travaux du comité  départemental qui se dérouleront dès 2017.
Nous avons également demandé à Madame Delga  de nous apporter une garantie sur la position de SNCF Réseau pour la préservation de la voie et des aiguilles de Cahors et de Capdenac. En effet, si la compétence Transport incombe à la Région , le propriétaire de la voie reste SNCF Réseau.


A l'instar de la Présidente de Région , nous considérons «le rail et l’intermodalité qui doit lui être associée, comme des investissements d’avenir pour nos territoires et leurs habitants». Nous savons tous combien la mobilité est un enjeu vital pour notre département hyper-rural. Tous les acteurs concernés se doivent à présent de s'assoir autour d'une table pour redéfinir un projet cohérent, et cette fois-ci dans l'intérêt de tous.


@CHD / ARLFCCF / GADEL / QUERCYRAIL /Préfiguration pour un Train Touristique CCF